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La Gazette web est un supplément coopératif illustré du magazine-web www.histoire-genealogie.com qui présente de courts exposés historiques et généalogiques au contenu didactique et récréatif.
La Gazette web parait tous les vendredis par roulement de 3 rubriques.
A partir de Janvier 2007, Gen&cartes et La Gazette Web s'associent afin de vous proposer chaque mois une carte ayant retenu notre attention.
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Retrouvez les cartes ayant fait l'objet d'une parution.
Les textes pupliés dans la Gazette Web et reproduits çi-dessous sont de Thierry SABOT
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Parution du 09/11/2007
« Vive la sténographie Duployé et gloire à son créateur ». (Traduit par Fred du forum du petit sténographe, merci).
A partir de 1880, le système sténographique le plus employé en France, surtout dans le nord du pays, est celui intitulé Prévost-Delaunay. Mais un autre système, celui de l’abbé Duployé, est aussi utilisé depuis sa présentation à l’exposition universelle de 1867. La sténographie est alors pratiquée par une élite d’amateurs éclairés, surtout des hommes, qui l’utilisent à des fins personnelles. Avec le développement de la presse à grand tirage, les premiers vrais utilisateurs professionnels de la sténographie se rencontrent d’abord dans le milieu journalistique, puis, pour des raisons pratiques, dans le monde judiciaire. Des associations, parfois concurrentes selon le système préconisé, se créent et encouragent la diffusion de la discipline. Il faudra attendre le tournant du XIXè siècle et le développement de la dactylographie pour que la sténographie entre dans les bureaux des administrations et des entreprises privées. La profession s’ouvre alors à la mixité.
Source : Mme Burgod-Foucher, Cours complet de sténographie, Système Prévost Delaunay, Paris, Méthode Foucher, 1953.
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Parution du 07/09/2007
C'est la rentrée !
Dans les années 1900, l’enseignement secondaire, payant, reste réservé aux enfants des grands notables et de la bonne bourgeoisie, à quelques enfants aisés des classes moyennes, et à quelques éléments doués des classes populaires, souvent internes et boursiers... mais surtout l’enseignement secondaire reste encore essentiellement une affaire masculine. Ainsi, en 1901, il y a dans les lycées et collèges près de 59 000 garçons et seulement moins de 8 000 filles ! On mesure la lenteur du développement des collèges de jeunes filles initiés par la loi Camille Sée en décembre 1880 ! Par ailleurs, en 1902 a lieu une importante réforme de l’enseignement secondaire qui vise à résoudre le problème de l’équilibre entre formation aux humanités (latin-grec), formation scientifique (cf. la zoologie citée ci-dessus) et initiation aux langues modernes... A cette date, l’enseignement de l’histoire fixe encore les grandes figures emblématiques du patriotisme national (cf. la référence à Clovis ci-dessus). Note : Cette correspondance date de novembre 1902... c’est seulement à partir du 18 novembre 1903 que le dos des cartes postales va être divisé en 2 parties distinctes : l’adresse sur la partie droite et la correspondance sur la partie gauche. Jusqu’à cette date, la correspondance était donc souvent réservée à l’espace disponible au recto de la carte, en marge de l’illustration, comme dans l’exemple ci-dessus.
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Parution du 08/06/2007
Un lourd climat de suspicion
Nous sommes, semble-t-il, en janvier 1913 et, depuis 1910, un climat de suspicion pèse sur les relations internationales. L’Allemagne soutient alors la politique austro-hongroise dans les Balkans, tandis que la France y soutient la politique de son allié russe. L’éventualité d’un conflit entre deux groupes de puissances fait son lit dans les esprits des dirigeants et des peuples. La mise en place du contrôle des informations semble déjà de mise, y compris dans la correspondance des particuliers, comme on peut le lire dans la carte postale ci-dessus... Mais peut-être que le destinataire du message exerçait une profession sensible dans les Ardennes, ce qui pourrait expliquer la discrétion demandée et justifier le contrôle du courrier.
Sources : Jean-Jacques Becker, Stephane Audoin-Rouzeau, La France, la Nation, la Guerre : 1850-1920, Paris, Sedes, 1995.
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Parution du 13/04/2007
Les domestiques et la mort du maître
Sur la vie des domestiques, nous manquons de témoignages authentiques, car les gens de maison écrivent peu et seulement à leur famille. En 1901, on compte en France 963 100 domestiques dont 783 800 femmes. Le métier est donc essentiellement féminin. Il se caractérise aussi par la pénibilité du travail (pas de repos), l’absence quasi totale de liberté, un logement précaire (les chambres de bonnes), mais aussi une plus grande sécurité d’emploi (nourriture et salaire mensuel assurés, même si les gages ne sont pas très élevés et restent stables : en moyenne entre 20 et 40 frs par an). A la Belle Epoque, la question qui préoccupe les notables est celle de la pénurie des bonnes à tout faire, la désaffection des jeunes filles pour l’entrée en condition... phénomène assimilé à une véritable crise de civilisation (voir Anne Martin-Fugier).
Source : Anne Martin-Fugier, La Place des bonnes, la domesticité féminine en 1900, Paris, Editions Grasset & Fasquelle, 1979.
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Parution du 16/03/2007
Quand nos ancêtres prenaient les eaux…
Nous sommes début août 1904... et la capitale est déserte selon le texte de la carte postale... Le nomadisme estival des Parisiens semble déjà une pratique courante en ce début de XXe siècle. Camille, la femme du correspondant est en cure à Châtelguyon, dans cette célèbre station aux eaux recommandées pour le traitement des maladies du foie et de l’intestin. Depuis le Second Empire, des milliers de Français, snobs désœuvrés, bourgeois tranquilles, personnalités mondaines, artistes inspirés ou malades nécessiteux, fréquentent régulièrement les sources renommées et assurent ainsi la prospérité des stations thermales du pays. Les « buveurs d’eau », comme l’on disait à l’époque, annonçaient, à leur manière, les grandes vagues de vacanciers du XXè siècle.
Source : Armand Wallon, La vie quotidienne dans les villes d’eaux (1850-1914), Paris, Hachette, 198
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Parution du 16/02/2007
L'alphabétisation des conscrits
Selon François Furet et Jacques Ozouf, en 1906, les conscrits illettrés ne sont plus que 5,1 % du contingent (55,2 % en 1827). D’ailleurs, à la veille de la première Guerre mondiale, les études montrent que, dans tous les départements, l’ensemble des jeunes Français sait lire et écrire. Cette évolution est évidemment à mettre en rapport avec le développement de l’enseignement obligatoire depuis la IIIe république et avec la multiplication des nécessités de recours à l’écrit dans la vie de tous les jours. A noter que, depuis l’année 1923, la durée du service militaire est de 18 mois.
Source : François Furet et Jacques Ozouf, Lire et écrire, l’alphabétisation des Français de Calvin à Jules Ferry, Paris, Editions de Minuit, 1977.
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