Accueil  Contact

Gen&cartes
 Accueil
 Index des patronymes
 Répart. géographique
 La Gazette Web
 Indiscrétions
 Lieux à déterminer
 Liens

Contributeurs  Comment Participer
 Inscription
 Login :
Pseudo 
Mot de passe 

 Votre compte
 Ajouter une carte

Derniers Commentaires :

  Carte n° 853
 par : wcueslapnf
  Carte n° 853
 par : wcueslapnf
  Carte n° 853
 par : wcueslapnf
  Carte n° 853
 par : wcueslapnf
  Carte n° 853
 par : wcueslapnf

Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes
Toute la généalogie sur Internet !


Cheny mon Village
AnnuGenWeb : l'annuaire généalogique du net



La Gazette web est un supplément coopératif illustré du magazine-web www.histoire-genealogie.com qui présente de courts exposés historiques et généalogiques au contenu didactique et récréatif.

La Gazette web parait tous les vendredis par roulement de 3 rubriques.

A partir de Janvier 2007, Gen&cartes et La Gazette Web s'associent afin de vous proposer chaque mois une carte ayant retenu notre attention.

Pour en savoir plus ou vous abonner gratuitement à La Gazette Web, cliquez ici.

Retrouvez les cartes ayant fait l'objet d'une parution.

Les textes pupliés dans la Gazette Web et reproduits çi-dessous sont de Thierry SABOT

 Parution du 14/12/2007

En route vers Alger en 1924
Voir également la carte envoyée à son arrivée à Alger

En 1924, notre voyageur embarque sur un paquebot à destination d’Alger. Quelles sont les raisons de ce voyage ? Nous ne le savons pas et nous ne pouvons le deviner à la lecture des cartes postales. Un voyage pour un motif personnel, professionel, militaire ou autre... Mystère ! Mais si les manuels scolaires des années 20 présentent l’Algérie « comme la continuation de la France en terre africaine » et Alger comme « le quatrième port français », notre voyageur a lui bel et bien le sentiment de quitter le territoire français (« Avant de quitter le sol Français ») . Un départ qui ne semble d’ailleurs pas définitif puisqu’il demande à ses parents de conserver ses courriers, sans doute pour disposer à son retour de souvenirs de son voyage et surtout d’une photo du navire sur lequel il avait traversé la Méditerranée en deux jours. A noter aussi, le sentiment d’isolement et de solitude qui gagne notre personnage à son arrivée à Alger (« Votre fils bien seul »)... et qui nous renseigne sur le fait que Roger n’est sans doute pas parti pour retrouver de la famille installée en Algérie.


 Parution du 09/11/2007

« Vive la sténographie Duployé et gloire à son créateur ».
(Traduit par Fred du forum du petit sténographe, merci).

A partir de 1880, le système sténographique le plus employé en France, surtout dans le nord du pays, est celui intitulé Prévost-Delaunay. Mais un autre système, celui de l’abbé Duployé, est aussi utilisé depuis sa présentation à l’exposition universelle de 1867. La sténographie est alors pratiquée par une élite d’amateurs éclairés, surtout des hommes, qui l’utilisent à des fins personnelles. Avec le développement de la presse à grand tirage, les premiers vrais utilisateurs professionnels de la sténographie se rencontrent d’abord dans le milieu journalistique, puis, pour des raisons pratiques, dans le monde judiciaire. Des associations, parfois concurrentes selon le système préconisé, se créent et encouragent la diffusion de la discipline. Il faudra attendre le tournant du XIXè siècle et le développement de la dactylographie pour que la sténographie entre dans les bureaux des administrations et des entreprises privées. La profession s’ouvre alors à la mixité.

Source :
Mme Burgod-Foucher, Cours complet de sténographie, Système Prévost Delaunay, Paris, Méthode Foucher, 1953.



 Parution du 05/10/2007

Une correspondance familiale

Cette correspondance de neveu et nièce à leur oncle et tante témoigne de l’affection mutuelle et des liens de solidarité qui unissent les membres de cette famille de notables locaux. Elle révèle également le rôle majeur joué par la propriété familiale de Cublize : c’est la maison de famille par excellence, celle transmise à chaque génération, « une maison sèche », selon la belle expression du poète René Char, qui souligne ainsi que la famille s’appuie et prend racine sur cette maison. En général, pour les notables urbains, cette maison à la campagne est surtout utilisée comme un lieu de villégiature pour les week-ends ou la belle saison... loin du trépignement des activités urbaines. Enfin, à travers cette correspondance, on mesure l’un des inconvénients de la carrière des armes : celui de l’instabilité géographique. Mais si l’exercice de la fonction oblige à de fréquentes mutations, il assure aussi à son bénéficiaire des avantages considérables pour l’époque : la stabilité assurée de l’emploi et la garantie d’une retraite !


 Parution du 07/09/2007

C'est la rentrée !

Dans les années 1900, l’enseignement secondaire, payant, reste réservé aux enfants des grands notables et de la bonne bourgeoisie, à quelques enfants aisés des classes moyennes, et à quelques éléments doués des classes populaires, souvent internes et boursiers... mais surtout l’enseignement secondaire reste encore essentiellement une affaire masculine. Ainsi, en 1901, il y a dans les lycées et collèges près de 59 000 garçons et seulement moins de 8 000 filles ! On mesure la lenteur du développement des collèges de jeunes filles initiés par la loi Camille Sée en décembre 1880 ! Par ailleurs, en 1902 a lieu une importante réforme de l’enseignement secondaire qui vise à résoudre le problème de l’équilibre entre formation aux humanités (latin-grec), formation scientifique (cf. la zoologie citée ci-dessus) et initiation aux langues modernes... A cette date, l’enseignement de l’histoire fixe encore les grandes figures emblématiques du patriotisme national (cf. la référence à Clovis ci-dessus).
Note : Cette correspondance date de novembre 1902... c’est seulement à partir du 18 novembre 1903 que le dos des cartes postales va être divisé en 2 parties distinctes : l’adresse sur la partie droite et la correspondance sur la partie gauche. Jusqu’à cette date, la correspondance était donc souvent réservée à l’espace disponible au recto de la carte, en marge de l’illustration, comme dans l’exemple ci-dessus.


 Parution du 08/06/2007

Un lourd climat de suspicion

Nous sommes, semble-t-il, en janvier 1913 et, depuis 1910, un climat de suspicion pèse sur les relations internationales. L’Allemagne soutient alors la politique austro-hongroise dans les Balkans, tandis que la France y soutient la politique de son allié russe. L’éventualité d’un conflit entre deux groupes de puissances fait son lit dans les esprits des dirigeants et des peuples. La mise en place du contrôle des informations semble déjà de mise, y compris dans la correspondance des particuliers, comme on peut le lire dans la carte postale ci-dessus... Mais peut-être que le destinataire du message exerçait une profession sensible dans les Ardennes, ce qui pourrait expliquer la discrétion demandée et justifier le contrôle du courrier.

Sources : Jean-Jacques Becker, Stephane Audoin-Rouzeau, La France, la Nation, la Guerre : 1850-1920, Paris, Sedes, 1995.


 Parution du 13/04/2007

Les domestiques et la mort du maître

Sur la vie des domestiques, nous manquons de témoignages authentiques, car les gens de maison écrivent peu et seulement à leur famille. En 1901, on compte en France 963 100 domestiques dont 783 800 femmes. Le métier est donc essentiellement féminin. Il se caractérise aussi par la pénibilité du travail (pas de repos), l’absence quasi totale de liberté, un logement précaire (les chambres de bonnes), mais aussi une plus grande sécurité d’emploi (nourriture et salaire mensuel assurés, même si les gages ne sont pas très élevés et restent stables : en moyenne entre 20 et 40 frs par an). A la Belle Epoque, la question qui préoccupe les notables est celle de la pénurie des bonnes à tout faire, la désaffection des jeunes filles pour l’entrée en condition... phénomène assimilé à une véritable crise de civilisation (voir Anne Martin-Fugier).

Source : Anne Martin-Fugier, La Place des bonnes, la domesticité féminine en 1900, Paris, Editions Grasset & Fasquelle, 1979.


 Parution du 16/03/2007

Quand nos ancêtres prenaient les eaux…

Nous sommes début août 1904... et la capitale est déserte selon le texte de la carte postale... Le nomadisme estival des Parisiens semble déjà une pratique courante en ce début de XXe siècle. Camille, la femme du correspondant est en cure à Châtelguyon, dans cette célèbre station aux eaux recommandées pour le traitement des maladies du foie et de l’intestin. Depuis le Second Empire, des milliers de Français, snobs désœuvrés, bourgeois tranquilles, personnalités mondaines, artistes inspirés ou malades nécessiteux, fréquentent régulièrement les sources renommées et assurent ainsi la prospérité des stations thermales du pays. Les « buveurs d’eau », comme l’on disait à l’époque, annonçaient, à leur manière, les grandes vagues de vacanciers du XXè siècle.

Source : Armand Wallon, La vie quotidienne dans les villes d’eaux (1850-1914), Paris, Hachette, 198


 Parution du 16/02/2007

L'alphabétisation des conscrits

Selon François Furet et Jacques Ozouf, en 1906, les conscrits illettrés ne sont plus que 5,1 % du contingent (55,2 % en 1827). D’ailleurs, à la veille de la première Guerre mondiale, les études montrent que, dans tous les départements, l’ensemble des jeunes Français sait lire et écrire. Cette évolution est évidemment à mettre en rapport avec le développement de l’enseignement obligatoire depuis la IIIe république et avec la multiplication des nécessités de recours à l’écrit dans la vie de tous les jours. A noter que, depuis l’année 1923, la durée du service militaire est de 18 mois.


Source : François Furet et Jacques Ozouf, Lire et écrire, l’alphabétisation des Français de Calvin à Jules Ferry, Paris, Editions de Minuit, 1977.


 Parution du 19/01/2007

L’imprévu à bicyclette

A l’heure où le téléphone portable et les SMS sont bien pratiques pour se décommander en cas d’imprévu, il fallait bien se débrouiller avant l’avènement des télécommunications modernes... mais il est vrai qu’à la Belle époque, la notion du temps n’était pas la même que de nos jours... La bicyclette occupait alors une place de choix parmi les moyens de locomotion de tous les Français... et il arrivait souvent que la carte postale et son message arrivent après leur expéditeur ! A noter que de 1901 à 1917, le tarif d’affranchissement d’une carte postale comportant plus de 5 mots de texte était de 10 centimes (5 centimes jusqu’à 5 mots).


La Gazette Web






© Franck Boulinguez 2005-2006 - Design et principe du site protégés par
copyright - Reproduction interdite sans accord écrit.